Instructeur paramoteur depuis 17 ans, j’ai l’habitude d’organiser, plus que de participer à des manifestations ; alors c’est tout naturellement que je diffuse l’information, que je viens de recevoir.

 

 

Découvrez de nouveaux horizons en paramoteur
 

 

 

 

8-9 et 10 MAI 2009 : WEEK-END SENSATION
 

 


                                                                                                 

                                                                                                 

 

 

                      

 

 
 

 

 


                                               Survolez le châteaux

                                                                 d’HECHINGEN (Allemagne)

                                                                                                       à 130 km de Strasbourg …

 

                         

 

  

... et visitez Hechingen librement : l’ancienne ville, résidence princière au pied du château des Hohenzollern, habrite toute une série de bâtiments princiers et d’églises imposantes. Ancré dans un paysage magnifique, la ville offre de nombreuses possibilités de randonnée à pied et à vélo. Le musée romain de plein air recèle l’un des lieux de fouilles romaines les plus significatifs d’Allemagne.

 

... et pour terminez le week-end : dans un lieux mythique … le Neuschweinstein

 
                                                               

             

 

 

En février mes amis Christian et Colomba me téléphonent  en me disant : « Inscrits-toi de toute urgence par e-mail auprès d’Ewald, il y a une rencontre franco-allemande de paramoteur qui s’organise pour le week-end du 8 mai … çà va être super, on survolera des châteaux … »

Leur enthousiasme communicatif, me convainc de m’inscrire ; d’autant que j’apprends un peu plus tard que plusieurs de mes « copains de vol » que je n’ai pas vu depuis un bail seront présent, ainsi que les membres d’une nouvelle association de paramotoriste du nord de Strasbourg : les « Fly Schnecke » (Les Escargots Volants) d’Ernolsheim les Saverne..

Bref un programme alléchant et la perspective de revoir de vieux amis et pourquoi pas s’en faire de nouveaux de l’autre côté de notre frontière aérienne et avec sûrement de nouvelles rencontres à venir (la barrière de la langue n’étant pas un frein).

 

Après quelques échanges d’informations par e-mail : plan, programme, … de la part d’Ewald ; tout le monde se prépare et se réjouis d’aller voler dans de nouveaux espaces aériens, parsemés de châteaux exceptionnels.

3 jours à voler, rien qu’à voler !

3 jours qui semblent bien organiser, cadrer et programmer, comme toute les organisations d’Outre-Rhin, vu de l’extérieur.

D’autant plus, que cette rencontre est annoncée comme une rencontre informelle de 30 paramotoristes (1/2 français et 1/2  allemands, suisse et autrichiens) dans un premier temps, puis de 60 … Plus il y a de fous, plus on rit …

Tout est dit pour ne pas rester voler le 8 mai en France !

 

Mars, passe ; Avril, se profil ; Mai, arrive.

 

On a tous convaincu nos petites familles, de nous suivrent dans cette aventure « culturelle » : visites de châteaux historiques, échanges linguistiques pour nos enfants, … et accessoirement quelques vols. Heureusement, que nos épouses sont plus réalistes que nous : sans elles nous ne volerions pas !

 

Dimanche 3 mai :

La consultation des sites Internet de prévisions météo « met le feu » à nos lignes téléphoniques (c’est peu être pour cela, qu’il annonce de la pluie : pour éteindre le feu) et fait baisser d’un ton notre optimisme : pluie, pluie et parapluie.

 

« Nous partîmes 500 et par un prompt renfort » … nous nous retrouvons plus qu’une trentaine : que faisons nous, que décidons nous ?

On joue la « carte culturelle » à fond, dès fois qu’il y aurait quand même quelques créneaux volables.

La saison orageuse en fin d’après-midi, nous laisse envisager la réalité de ce week-end : vol le matin et vol entre les averses l’après-midi ; mais qu’à cela ne tienne, sinon on ne serait pas passionné

 

Jeudi 7 mai : Hechingen

Francis, Werner et Stéphane partent en milieu d’après-midi, pour Hechingen à 130 km à l’Est de Strasbourg.

La route est pittoresque, à travers le Schwartzwald (Vosges allemandes), pour rejoindre le terrain ulm de Ralph.

A leur arrivée, la météo est propice au vol prévu avant l’orage du soir : le survol du château du Hollenzollern.

Les photos de Francis seront plus parlantes, qu’un long discours

 

 

Mais où sont passé les 55 autres participants ?

Comme la météo et les prévisions semblent meilleures sur la deuxième partie du programme : tout le monde a été invité, par téléphone portable à se rendre directement à Tannheim pour le vendredi matin, sans passer par la case châteaux du Hollenzollern … dommage !

 

Vendredi 8 mai : Tannheim

Camp de base sur l’aérodrome de Tannheim, pour les vols dans le sud de l’Allemagne et le survol du Neuschwanstein : cet aérodrome nous accueille avec des prestations dignes … d’un aérodrome de campagne : place de camping, « douches chaudes ! », toilettes, container poubelle … organisation Tip-Top.

Motivé ?

Toujours, parce qu’il fallait l’être : motivé !

Voler entre : les violents orages, sur un bout de piste de 20 x 100 m tondu spécialement pour nous, coincée entre la piste, le taxi-way de l’aérodrome et le chemin de terre du terrain cultivé voisin.

 

L'hésitation et l’approximation des organisateurs ont laissé s’installer une autogestion des participants. Et ce qui devait arriver, arriva : accrochage, cage pliée, hélice ... Fort heureusement, nous n’avons à déplorer que de légers dégâts matériels.

 

Parti pour une ballade, je me présente pour atterrir. Mais, les 100 m de la piste sont occupé par une aile jaune qui prend son temps pour décoller (mais ne le fait pas), d’autres machines autour desquelles des groupes de personnes discutent, des participants qui marchent sur le petit chemin, … bref impossible de se poser ! Alors je fais des ronds sur la plaine, en attendant une trouée sure et compte sur le décollage de l’aile jaune qui ne vient pas. En un instant, un chariot bi décolle, fonce sur moi et me fait des signes d’atterrir, alors que lui va voler ! Mais moi, e ne demande que çà d’atterrir en toute sécurité avec mon jeune passager. Et plus le chariot se dirige vers moi et plus je refais un grand tour sur la plaine !

Il s’avère que les riverains viennent d’appeler, pour se plaindre du paramoteur qui fait des ronds sur la plaine : moi, qui ne demande qu’à atterrir !!!

Enfin l’aile jaune décolle et je me pose. L’organisateur vient me voir et m’explique le coup de fil du village ; et moi de lui expliquer que j’attendais que l’aile jaune décolle pour me poser : et que je ne comprenais pas pourquoi, il n’avait pas fait deux espaces séparés ? Il n’y avait pas pensé : « Dass ist eine gute Idee » (c’est une bonne idée) qu’il met en place de suite en prévenant les volants équipés de radio. Une rencontre où se mixe deux pratiques culturellement différentes, dans un pays où la réglementation est différente de la notre, aurait imposé un encadrement spécifique dès le début.

 

J’ai appris dans ce déplacement, la réalité allemande de la pratique du paramoteur : de leur terrain ulm homologué paramoteur, ils ne sont autorisé à décoller que par 3 à 5 maximum simultanément et par vagues successives si plus !

Heureusement, que nous n’étions que 30 et pas toujours à voler simultanément.

Comme toute première organisation, il y aura des enseignements à tirer pour l’année prochaine …

 

Pour les curiosités paramotoristiques : il y avait un paramoteur éléctrique, et des chariots équipés de la copie conforme russe d’un moteur Rotax 447 … pour « quelques » euros de moins !

 

Samedi 9 mai : Le clou du spectacle

Rendez-vous est pris à Füssen aux pieds des fameux châteaux. Pour certains, un pèlerinage ; pour d’autres, une découverte et pour beaucoup une désillusion.

La veille : briefing. Départ demain 8h30 pour vol au Neuschwanstein. Le matin dit : il fait beau avec des conditions de vols excellentes ; certains décident de voler le matin à l’aérodrome … ha, c’est vrai, j’oubliais ; ils ont une info que tous n’ont pas eu : pas de vol avant 12h au château (alors pourquoi avoir annoncée : départ 8h30 ???).

Pas de souci, deux groupes se rejoindront sur place : les volants et les touristes du matin.

 

Quand tout le monde est réunie à midi, le responsable des lieux : « Beno », nous fait un briefing.

Aujourd’hui samedi : compétition ; notre créneau de vol réservé est de 12h à 15h30 … avec des vagues de 5 pour décoller.

Petit silence dans l’assistance, mais la perspective de survoler ne serait-ce que l’espace d’un instant un si magnifique et mythique château regonfle le moral et tout le monde se prépare en moins de 30 mn.

Au final, le décollage par vague de 5 se transformera à un décollage à la française : tir groupé, dans le respect et l’attention des autres.

 

Les derniers décollent ; quand je me pose avec mon chariot et Antoine, pour emmener Marine la fille de mon épouse.

« Stop, Halt, Stop, Halt », l’organisateur se dirige vers moi : tout le monde doit se poser, plus de décollage.

Même pas 20 mn de vol !!! Je lui demande des explications : qu’est devenu le 15h30 annoncée 20 mn plus tôt ?

Sans explications cohérentes, je re-décolle avec Marine. Le créneau de vol prévu a été réduit arbitrairement de deux bonnes heures, ce qui a gâché la fête d’un certain nombre de participants. C’est le vol de Françoise, qui sera sacrifiée par l’incohérence des l’organisateurs.

 

 

Nous prenons le temps de ranger notre matériel et manger sur place : à notre départ un pendulaire se montait pour décoller, ainsi qu’un Swift motorisé !!!

 

Beaucoup de participant ont relevé cette « jeunesse » organisationnelle, mais nous avons fait avec et nous remercions quand même chaleureusement les organisateurs, car sans eux nous n'aurions jamais pût survoler ces magnifiques châteaux.

 

Et pour les encourager et les soutenir dans leur actions : nous serons présents à leur prochain rassemblement. Werner, le responsable de l'association "Fly Schnecke", précise que ce type de rassemblement représente l'essence même de ce qu'est la pratique du paramoteur.

 

 

D'autres rencontres devront suivre, toutes je l'espère, aussi passionnantes.

 

 

Dominique LETHUILLIER