« PVA met des ailes à ses moteurs … »

 

 

Ancien parachutiste, cette première approche de l'univers du paramoteur ne m'a pas laissé insensible.

 

Les impressions d'un baptême sont très agréables, sans aucune appréhension avant ou pendant le vol.

 

Le gonflage de l’aile, suivi de la phase décollage, nécessite un réel savoir faire.

Comme tout art maitrisé, vu de l’extérieur, il se dégage une impression de facilité. Ceci bien entendu dans une météo calme et dans un domaine de vol peu dynamique...

 

 

La phase d'atterrissage, que je craignais sensible, m'a finalement paru lente et douce, et donc moins impressionnante qu’imaginé. Cette phase facile, concourt fortement au sentiment global d’une activité aérienne très sécurisante.

 

 

En matière de pilotage, mes quelques actions sur les commandes ne m'ont pas permis de "sentir" la voile.

Mon expérience en maniement d’ailes rapides de parachutisme et de très anciennes voiles de parapente ne m'ont été d'aucune aide ; tant sur le plan des réactions de la voile, que sur le maniement des commandes (force, sensibilité, débattement à appliquer sur les commandes).

Pour le pilotage d’ailes souples, comme le parachute son « cousin », le parapente : la sensibilité de pilotage est à réapprendre, en mettant l'accent sur des actions aux commandes toutes en finesse et précisions.

Bref, un retour à l’école s’imposerait pour piloter à nouveau ! Là encore rien d'impossible ; je pense, que les progrès pourraient être rapides, si les "bonnes" perceptions étaient au rendez-vous.

 

Côté moteur, j'ai été agréablement surpris par le bruit : bien plus silencieux, que je ne le pensais.

En termes de commande des gazs, je n'ai pas cherché à "comprendre" ! Il m'a semblé, qu'il fallait anticiper un tout petit peu sur les montées en puissance et n'agir en accélération ou décélération qu'avec tact et douceur. Le taux de montée semble intéressant, pour permettre un vol autonome en toute sécurité, même à très basse altitude à condition d'être vigilant sur les éléments extérieurs (vent, thermiques, obstacles...).

 

 

En conclusion :

J'aurais tendance à dire, qu’à ma connaissance : il s'agit de l'activité aérienne la plus relaxante et la plus paisible qui soit.

Permettant d'accéder à un maximum de plaisir, pour un minimum de stress : le paramoteur est une belle machine volante.

Profiter pleinement des magnifiques paysages vus du ciel, est alors accessible.  Sous cette apparente facilité, le paramoteur nécessite cependant un réel apprentissage aussi rigoureux, que dans les autres disciplines aériennes.

 

Par ailleurs des vols très techniques et acrobatiques semblent également possibles, mais nécessitent une très longue expérience et forcément une prise de risque supplémentaire.

 

Après un stage de formation, il faudrait rapidement acquérir son propre matériel, ce qui nécessite un investissement certain (de 5 à 8 milles euros). Il me parait donc, peu intéressant de débuter une formation sans disposer des moyens nécessaires pour continuer l'activité, après obtention du brevet.

 

Encore merci pour la ballade.

 

 

Dominique SCHISSELE