Visite de la Base Aérienne 901

de Drachenbronn

(Collège de BARR – Classe BIA 2008-2009)

Le : 15.03.2009

 

 

 

Dans le cadre de leur formation BIA, les élèves de cette classe ont pu profiter de la visite de la base, pour faire le lien pratique d’une formation principalement théorique.

 

 

Dominique enseignant CAEA, encadrant le groupe tout au long de cette formation, a organisé cette sortie en prenant contact avec M. le Commandant  de la Base et le Bureau des Relations Publiques, qui a aussitôt accepté de nous recevoir et de nous faire visiter l'ouvrage du Hochwald avec ses installations radars de contrôle aérien et son centre de contrôle enfoui dans l'ouvrage.

 

 

Dès notre arrivée, Bruno notre guide (militaire à la retraite, de la Base) nous attendait. Après un accueil chaleureux, nous entamons la visite.

 

A l’entrée de l’ouvrage opérationnel, nous recevons des badges et les consignes de sécurité.

 

Le HOCHWALD est un ancien ouvrage de la Ligne Maginot qui a été aménagé par l'Armée de l'air afin d'y accueillir le centre de contrôle de la BA901.

 

Un très long couloir nous a permis d'accéder à la salle de contrôle : celle-ci était remplie d’écran de contrôle de la circulation aérienne du grand Quart Nord-Est, avec des écrans et des consoles de radar.

Le radar fonctionne à la manière du sonar de chauve-souris. Il émet en continu des ondes d'une puissance d'une vingtaine de mégawatts, et reçoit en retour des signaux d'une puissance très faible de l'ordre du picowatt. Ces informations sont traitées par ordinateur et envoyées à cette salle de contrôle.

L’opérateur nous a expliqué ses fonctions, son travail (surveiller / vérifier les trajectoires d’avions, communiquer avec des pilotes... C’est comme dans la tour de contrôle d'un aéroport, mais en beaucoup plus grand), et son cursus pour accéder à un tel poste.

 

 

Après, nous poursuivons notre visite au Centre de Coordination et de Sauvetage : leur travail consiste à identifier les avions qui n'ont pas suivi à la lettre leur plan de vol et de les rechercher.

Le responsable nous explique que le plus souvent,  ce sont des fausses alertes qui n'ont pas de conséquences fâcheuses.

Parfois, il faut entamer des recherches sur le "terrain" et envoyer des gens voir si l'avion est bien arrivé à son lieu d'atterrissage prévu.

Des fois, mais c'est rare, l'avion s'est écrasé : alors, il faut le plus rapidement possible le retrouver, grâce aux informations du radar qui a enregistré ses dernières coordonnées en vol ou grâce à la balise de détresse qui s'est mise en route automatiquement lors du crash.

 

Pour finir notre visite, le "Musée Jost" :

 

Dans ce musée, nous avons observé le matériel datant de la deuxième guerre mondiale et issue de la vie des soldats qui ont occupé l'ouvrage  pendant la guerre : fusils, canons, casques, appareils de communication, médailles, masques à gaz etc ...

 

La visite se termine vers midi, sans que nous ayons vu le temps passé, les récits de Bruno étaient passionnant et captivant.